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- Les avions du Négus -

 le Fokker F.VIIb-3m "Addis Abeba"

Le Fokker F.VIIb-3m de la Swissair utilisé par Walter Mittelholzer pour un grand voyage photographique africain fut acquis en 1933 par l'Ethiopie. Livré à Adis Abeba par Mittelholzer, il devient l'avion personnel du Négus. Mais le taux d'utilisation de cet appareil d'entretien complexe restera faible jusqu'à sa disparition dans le conflit en mars 1936. 

                Le Fokker trimoteur F.VIIb-3m immatriculé CH-192 est l'un des trois appareils de ce type acquis par Ad Astra en 1929. A la création de Swissair, il rejoint la nouvelle compagnie.


                En août 1933, le Dedjaz Nasibu et son beau-frère Misha Babitcheff se rendent en Europe. Ils passent d'abord en France, visitent Potez pour négocier de nouveaux achats, sans succès. A l'occasion de ce voyage, les deux hommes se rendent en Suisse, pays que Nasibu affectionne particulièrement (il s'y installera en 1936, après la victoire italienne et y décèdera peu après). C'est à cette occasion qu'ils acquièrent le Fokker, évoquant l'éventualité de l'achat d'autres appareils du même type dont la Swissair n'aurait plus l'usage. Informé de cet achat, Mussolini donnera l'ordre d'éviter le renouvellement de toute opération similaire.

Le FVIIb-3m CH-192 acquis par l'Ethiopie sera livré par Mittelholzer lui-même en février 1934 avec sa décoration de la Swissair [Ed Coates]

                Le 2 février 1934, c'est Walter Mittelholzer lui-même qui quitte Zurich pour livrer en Ethiopie le CH-192. L'appareil a déjà effectué 250.000 kilomètres sous les couleurs de la Swissair entre Zürich et Berlin avant d'être utilisé par Mittelholzer pour des vols en Afrique.

                Ce Fokker est destiné à devenir l'avion personnel de l'Empereur ; ses moteurs d'origine ont été remplacés par 3 Armstrong Siddeley Cheetah de 300 cv. Sa charge utile est de 1800 kg et il est équipé d'un émetteur-récepteur de TSF. La spacieuse cabine est dotée d'un trône portant les emblèmes du Négus brodés d'or.

                Mittelholzer emmène pour ce voyage 6 passagers : le professeur Morl de Zurich, le docteur Vogel et son épouse - un couple de Lucerne adepte du grand tourisme aérien - enfin Monsieur Wechsler de la société Praesens Films de Zurich, accompagné de son épouse et de l'opérateur Berner. Un mécanicien-radio-télégraphiste britannique dénommé Meadows, monteur de Armstrong Siddeley, complète l'équipage.

                Le 2 février 1934, le Fokker décolle de Dübendorf à 12h35 par temps de neige et de brouillard, Mittelholzer perçant la couche aux instruments pour voler au--dessus d'une mer de nuages pour une étape qui le conduit à 16h08 en Autriche, à Klagenfurt où l'appareil passe la nuit dans un hangar non chauffé, promettant un démarrage difficile le lendemain.

                Reparti le 3 février à 13h08 d'une piste dégagée de la neige par une cinquantaine de soldats, il se pose dans un champ à 3 km de Semlin, l'aéroport de Belgrade à 16h51, perdu dans le brouillard après avoir survolé le Danube qui charrie des glaçons.

                Ce n'est qu'à 15h00, le lendemain, que Mittelholzer et son mécanicien parviennent à démarrer les moteurs. Trop tard pour repartir d'autant qu'un épais brouillard se maintient sur la région. Avec l'aide d'un pilote serbe, Mittelholzer parvient néanmoins à rejoindre le terrain de Belgrade.

                Le brouillard se maintenant sur les Balkans tandis que l'Adriatique est balayée par des tempêtes de neige et que la pluie règne sur les côtes grecques et turques, Mittelholzer abandonne son projet initial de passer par la Turquie. Finalement c'est vers Athènes que Mittelholzer décolle dans les nuages le 7 février à 10h15, pour se poser à 15h13 à Tatoï où règne un ciel dégagé et printanier.

                Le 8 février à 9h30, ils décollent pour traverser la Méditerranée vers Alexandrie où le Fokker se pose à 16h00.


                Du 9 au 16 février, Mittelholzer détourne le Fokker de sa destination en effectuant un détour en Terre Sainte. Le 9, il quitte donc Alexandrie à 10h17 pour Gaza où il parvient à 13h02. Les voyageurs y laissent le Fokker que le mécanicien Meadows révise, prenant place dans des voitures venues pour les conduire à Jerusalem où ils passent les jours suivants. Le 13, les voitures les amènent à Jaffa, puis Ramleh où ils prennent un train pour Gaza. A 14h58, avec le Fokker fraichement révisé, ils décollent de Gaza, effectuant un long vol touristique au-dessus de la Palestine, avant de revenir se poser à 17h30, à la nuit tombante, sur la base britannique de Ramleh.

                Le lendemain, 14 février, ils décollent de Ramleh à 7h19, se posant en Transjordanie sur le terrain militaire de Ma'an à 9h28. Ils en repartent aussitôt en voiture, puis à cheval, pour visiter pendant deux jours les ruines de Petra.

                Le 16 février enfin, le Fokker quitte Ma'an à 12h30, pour reprendre sa route initiale en rejoignant d'abord Le Caire à 16h06. Mittelholzer se pose d'abord sur le terrain militaire britannique, d'où il est renvoyé vers le nouveau terrain civil.

                Le 17, à 11h17, le Fokker prend la route du sud, suivant le Nil jusqu'à Assouan où il se pose à 16h07. A l'hotel Mittelholzer rencontre Douglas Douglas-Hamilton, Lord Clydesdale, premier pilote à avoir survolé l'Everest.

                Le 19 à 6h45, ils décollent d'Assouan se posant à Wadi-Halfa à 8h30. A 10h50, ils en repartent pour Kassala où ils se posent à 15h50. Ils y resteront 3 jours. Depuis Jerusalem, Mittelholzer avait en effet indiqué qu'ils prévoyait son arrivée pour le 22 février. Mais, par suite des cérémonies en hommage au Roi des Belges Albert 1°, décédé accidentellemnt le 18, il lui est demandé de retarder son arrivée d'une journée.

                Mittelholzer en profite pour préparer son voyage, vopulant effectuer un vol direct au-dessus des hauts plateaux éthiopiens. Les quelques pilotes qui l'ont précédé ont en effet tous choisi l'itinéraire consistant à rejoindre la côte de la Mer Rouge, puis à la suivre vers Djibouti avant de rallier Addis-Abeba en suivant la voie du chemin de fer franco-éthiopien. Ils évitaient ainsi les hauts plateaux éthiopiens culminant à plus de 3000, voire 4000 m.

Février 1934 : le FVIIb-3m CH-192 en escale à Kassala pendant son transfert vers Addis-Abeba [ETH-Bibliothek Zürich]

Pendant la première année de sa présence en Ethiopie, le Fokker du Négus conserve sa livrée d'origine Swissair. En avril 1935, la marque Swissair sera masquée par une flamme tricolore aux couleurs éthiopiennes. [© Michel Barrière]


                Le 23 février à 6h10, Mittelholzer décolle son Fokker de Kassala à 6h10. A 11h10, il se pose sur le terrain d'Addis Abeba où l'Empereur et ses ministres, les délégations étrangères, les troupes, la fanfare dirigée par le Suisse Nicol et une foule vêtue de blanc les attendent. Leur accueil est organisé par Tadesse Machecha, secrétaire particulier de l'empereur, et le germano-éthiopien David Hall.

                Le Négus se fait évidemment présenter l'appareil, appréciant l'aménagement dédié de la cabine et s'installant au poste avant droit, pendant que Mittelholzer, en place pilote, lui décrit les caractèristiques de l'appareil, insistant sur la sécurité induite par la présence des trois moteurs.


                Le grand hangar prévu pour le Fokker sur l'aérodrome d'Akaki est encore largement inachevé. Pour protéger l'appareil, les Ethiopiens construisent en deux jours un abri provisoire en T constitué d'une structure en eucalyptus recouverte de toiles de tente.

                Pendant ce temps, le Fokker est nettoyé par les soldats éthiopiens et débarrassé de la couche de sable mêlé de pluie qui le recouvre entièrement. Les moteurs sont vérifiés.


                Mittelholzer effectue ensuite plusieurs vols d'écolage et de démonstration avec cinq pilotes : Corriger, Weber, Babitcheff et deux autres pilotes éthiopiens "formés en France", donc probablement Bahru Kaba et Tesfa Mikael, pendant que Meadows forme les mécaniciens aux nouveaux moteurs.

                Il évoque en outre avec l'empereur son retour à l'automne en vue d'établir une ligne aérienne dans le pays. Cette idée n'aura pas de suite. Pendant leur séjour, Mittelholzer et ses passagers ont tourné un film qu'ils présentent à leur retour, Mittelholzer publiant pour sa part un livre relatant son voyage : "Abessinien Flug. Mit dem dreimotorigen Fokker an den Hof des Negus Negesti". Il semble que ces documents furent considérés par le Négus comme défavorables à l'Ethiopie : Mittelholzer sera de ce fait considéré comme persona non grata en Ethiopie après la sortie du film en Europe.

Pendant en amharique au "Courrier de l'Ethiopie", l'hebdomadaire "Lumière et Paix" daté du 5 mars 1934 relate (dates erronées) le voyage et l'arrivée du vol du Fokker du Négus de Dübeldorf à Addis-Abeba.

Le grand hangar d'Akaki en construction, tel qu'il se présente lors de l'arrivée de Mittelholzer à Addis-Abeba. [ETH-Bibliothek Zürich]

Le Fokker trimoteur abrité dans le hangar provisoire dont la construction est improvisée à son arrivée, le grand hangar d'Akaki n'étant pas terminé. Devant l'appareil, 5 personnages qui pourraient être les 5 pilotes "éthiopiens" formés par Mittelholzer sur cet appareil : Weber?, Corriger, Babitcheff, X, X [ETH-Bibliothek Zürich]

                Pendant la première année de sa présence en Ethiopie, le Fokker semble avoir peu volé, l'un des obstacles étant la charge que représente l'entretien de ses trois moteurs. Ce n'est que le 16 mai 1935 que La Voix de l'Ethiopie annonce le premier voyage avec passagers du trimoteur Fokker piloté par Corriger.


                En 1935, la Swissair engage de nouveau une négociation avec le gouvernement éthiopien concernant cette fois quatre trimoteurs Fokker, trop âgés pour poursuivre leur service commercial et, en tout état de cause, incapable d'être réellement utilisés pour des missions militaires. L'ambassadeur d'Italie à Berne intervient alors auprès du Minsitre des affaires Etrangères suisse, Giuseppe Motta, originaire du canton de Ticino et très favorable aux thèses italiennes, comme l'est égaleemnt l'ambassadeur suisse à Rome, Georges Wagnière. Motta demande aux dirigeants de Swissair de se concerter avec le gouvernement italien avant toute vente aux Ethiopiens. Lorsque le directeur de Swissair se rend à Rome peu après, il rencontre d'abord Wagnière qui argumente avec virulence l'influence négative d'une telle vente sur les relations entre les deux pays. Swissair trouve lors un arrangement avec le gouvernement italien : la vente à l'Italie des 4 Fokker qui, malgré leur vétusté, seront affectés à la compagnie nationale, Ala Litoria.

En avril 1935, une grande flamme tricolore aux couleurs éthiopiennes dissimule la marque Swissair sur le flanc droit du Fokker présenté à la presse internationale. Les autres marques suisses sont intégralement conservées. [DR]

                Le 11 avril 1935, l'Empereur prononce devant le Parlement d'Addis-Abeba un grand discours en faveur de l'union nationale et de la défense nationale, présentant un programme de formation militaire. L'instruction militaire devient obligatoire, mais pour l'instant sera d'abord donnée aux fonctionnaires.

                Ce même mois, Tadesse Machecha présente à la presse sur le terrain d'Akaki les pilotes et appareils de l'aviation impériale éthiopienne. Y figurent le Farman 192, le Fokker trimoteur, le DH Moth, deux Potez-Lorraine, deux Potez-Hispano, le Breda et le Junkers.

                Si le Fokker trimoteur porte toujours sa décoration et ses marques de la Swissair, le nom de la compagnie figurant sur le flanc de l'appareil a disparu sous la peinture d'une grande flamme tricolore aux couleurs éthiopiennes. A l'avant de la flamme figure un motif indiscernable sur la photo que nous connaissons, mais qui est probablement le lion de Juda.


                Le 14 mai, les deux Fokker F.VII à moteur Lorraine se posent sur le terrain d'Akaki, pilotés par Corriger et Babitcheff.

Le prince héritier Asfawossen et Corriger posent devant le Fokker trimoteur désormais peint aux couleurs éthiopiennes. Le nom de l'appareil et le Lion de Juda apparaissent derrière les éthiopiens présents à cette occasion. L'européen à l'extrême gauche, coupé par le photographe et tenant son casque colonial à la main, est Yvan Demeaux.

[Coll. Demeaux Lavielle]

Les 3 Fokker éthiopiens sous le grand hangar d'Akaki. De gauche à droite : le capot du FVIIa "Abba Kagnew", la queue du FVIIb-3m "Addis Abeba" et le FVIIa "Abba Dagnew" [DR]


                A l'été 1935, une grande cérémonie rassemble tous les appareils de l'aviation éthiopienne. L'aviation de transport éthiopienne est alors constituée de trois appareils : le Fokker trimoteur , le Junkers W33 et le Farman 190. Alors que les deux Fokker monomoteur, dont l'un au moins est équipé en avion ambulance, ont reçu des noms de guerre (les noms de selle "Abba Kagnew" et "Abba Dagnew" portés respectivement par l'empereur Ménélik et le Ras Makonnen lors de la bataille d'Adwa), les trois appareils de transport ont été baptisés au nom des trois principales villes de l'empire :

                - Dessie, ville confiée au prince Asfawossen,

                - Harrar, ville historique confiée  au petit prince Makonnen

et, fort logiquement :

                - Addis-Abeba, capitale de l'empire, pour le Fokker trimoteur. Le nom est peint sur le flanc du fuselage qui a néanmoins gardé pour l'essentiel ses couleurs d'origine Swissair.

                Nous restons néanmoins encore dans l'expectative pour ce qui est de la présence ou non des marques CH sur les ailes et l'empennage. Cependant, les décorations des autrres appareils, et le récit de la fin du Fokker trimoteur, nous suggèrent qu'elles furent probablement remplacées par des cocardes (sur l'empennage) et des cocardes (ou drapeaux?) éthiopiens sur les ailes?.

Le Fokker trimoteur tel qu'il apparait à l'été 1935 avec sa livrée d'origine surchargée des marques éthiopiennes. Sur le flanc droit, le nom de l'avion est remplacé par la grande flamme tricolore déjà peinte en avril.

                A partir de septembre 1935, le Fokker semble n'avoir été que peu utilisé. dans son livre "Brown Condor", Simmons mentionne que Robinson aurait piloté un "Tri-Junkers" (?) en compagnie de "Chaudière" (Corriger) pour transporter des munitions dans le nord du pays, mais le caractère romancé et imaginatif de ces récits pseudo-biographiques fait douter sérieusement de toute base réelle.


                A la mi-novembre, l'Empereur autorise les journalistes à partir pour Dessye où il doit installer son quartier général. Cette autorisation est également une manoeuvre de diversion. Le 19 novembre, l'Empereur part pour une destination supposée être Dessye, alors qu'il s'agit pour lui d'effectuer le point de la situation sur le front somalien et d'inspecter les troupes de l'Ogaden. .

                 Après avoir prié à l'église, il arrive à Akaki à 5h45 accompagné de sa famille et d'un petit cortège. Un Potez effectue un vol de reconnaissance pour vérifier l'absence de tout appareil italien, puis, à 6h30, l'empereur décolle d'Akaki à bord du Fokker trimoteur, qui aurait été à cette époque repeint en gris argent, piloté par René Drouillet. Il était prévu que Corriger effectue cette mission, mais l'ambassade, consultée, a refusé.

                Le Fokker est escorté de deux Potez 25 transportant son médecin et son secrétaire particulier : l'un peut-être piloté par Robinson et un autre piloté par Asfaw Ali. Les avions se posent à Djidjiga vers 9h00. Aprés avoir tenu conseil avec le Ras Nasibu et le général turc Wehib Pacha, l'Empereur se rend en avion à Guerlogubi, sur l'arrière du front de Dagahbur et y inspecte les troupes, se faisant présenter les tanks et mitrailleuses récemment pris aux italiens. Il retourne ensuite à Djidjiga où il dine avec le Ras Nasibu, Wehib Pacha, l'Etat-major et les aviateurs. Le lendemain, après de nouvelles réunions de travail, il se rend en automobile à Harrar où il arrive vers 18h00 et en repart vers 20h00 pour Dire-Dawa, où il passe la nuit. Le lendemain matin, il reprend l'avion pour Addis-Abeba où il atterrit à 8h00. A la même heure, deux avions italiens survolent Harrar et Dire-Dawa, peut-être à la recherche de l'appareil.


                Le Fokker trimoteur est également cité dans certains articles de la presse contemporaine comme ayant été utilisé par Van Rosen pour ramener les blessés de l'ambulance suédoise en janvier 1936, mais dans ce cas, il semble d'après les photographies connues que ce fut  en réalité le Fokker F.VIIa de la Croix Rouge qui effectua ces vols.

La fin du Fokker trimoteur "Addis Abeba"         


                Un article de La Stampa est le seul récit pouvant relater la fin du Fokker trimoteur du Négus. Selon cette source, les Italiens envoient, le 20 mars 1936 au matin, un IMAM Ro1 de la 118° Squadriglia, effectuer une mission de reconnaissance sur la piste caravanière qui mène à Gondar. En survolant le terrain de Dabat, au nord-est de Gondar, l'appareil italien aperçoit un grand trimoteur "de type Fokker", portant les couleurs éthiopiennes sur le gouvernail et le fuselage, arrimé devant la cabane du gardien. Personne autour de l'appareil : les personnels ont dû fuir dès que l'arrivée de l'appareil italien a été signalée.  Surpris en cours d'approvisionnement, l'appareil est entouré de fûts de carburant et de divers matériels. Le pilote de l'appareil italien ouvre alors le feu tandis que l'observateur demande des renforts par radio à l'aéroport avancé.


                Une patrouille d'IMAM Ro37 de la 109° Squadriglia arrive alors rapidement sur les lieux et bombarde d'abord le Fokker, brisant les ailes et le fuselage, avant de le mitrailler, enflammant les réservoirs et les fûts d'essence à proximité, et faisant disparaître l'appareil dans les flammes et la fumée. Les appareils italiens restent ensuite sur zone. Lorsqu'ils quittent l'aéroport, il ne reste du trimoteur Fokker que la structure métallique dans une grande zone d'herbe brûlée.

Tous droits réservés - Michel Barrière - crezan.aviation@gmail.com