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F.65 n° ?, n/c  ?

 Lewis F. Sevier & autres


                Le 20 janvier 1923, Edward A. Stinson interviewé par le Pittsburgh Post Gazette évoque son intention de tenter de battre le record du monde de vol en planeur. Nous sommes après le congrés du vol à voile de Combegrasse (août 1922), où le Farman-Sport démotorisé a brillé aux mains de Bossoutrot et Paulhan.


                Lors de son interview, Stinson évoque la possibilité de modifier pour sa tentative le Farman Sport que son ami Lewis F. Sevier, président du district de Pittsburgh de l'American Aeronautic Association, viendrait d'importer de France et qu'il l'a autorisé à utiliser.


                C'est la seule information que nous ayons sur cet appareil. Nous ne connaissons aucune preuve de son existence effective.


                NB : L'apparition du modèle Farman-Sport "model 1923" à moteur Anzani a été annoncée par la presse spécialisée américaine (Aviation Week) et Wallace Kellett dès juin 1922. Ce modèle, comme celui d'Andrée Peyre, aurait donc été commandé dès l'été 1922.


                En 1930, la Benson Polytechnic School de Portland, école publique dévolue à l'aviation, posséde un parc d'appareils comprenant, outre des ailes de DH4 et un fuselage  d'American Eagle, un Spad, un Thomas-Morse S4 et ... un Farman Sport. 



                Il y eut des mises en garde contre les particularités - notamment la séduisante légèreté - du Farman Sport. En juin 1928, dans un article de Popular Aviation, Earle Ovington, ingénieur et aviateur (il fit le premier vol postal américain sur un Blériot en 1911) écrit :


                " Le Farman Sport est, de bien des façons, un remarquable petit avion. Il quitte le sol après une très brève course, grimpe sur un angle de pente raide, et atterrit presque au pas [...] . Dans tout type de vent, il descend comme un parachute. Plus encore, il manoeuvre comme un avion de chasse de 10 fois sa puissance.

                Le Farman Sport cependant n'est pas idéalement adapté aux conditions américaines. Sa construction est trop légère, particulièrement son train d'atterrissage. Pour rester à proximité d'un bon terrain, ou comme jouet pour un homme qui fait d'occasionnels et courts envols, il a sa place. Mais, sur le marché aémricain,  pour un usage général et dur qu'il aurait dans un club d'avions légers, il n'a pas une construction assez substantielle. Je hais de partir  à travers le continent sans une réserve de pièces de rechange. Et un avion léger pour notre marché doit êter capable de faire un tel vol sans de fréquents arrêts pour réparation et maintenance."  


                Du fait en particulier de l'absence d'obligation d'enregistrer ces avions légers, et de la disparition des archives Farman, nous ignorons le nombre de F.65 réellement exportés aux USA. Une fois sur place, ces appareils répondaient à une demande, ne satisfaisaient pas toujours leurs propriétaires et passaient de main en main, parfois modifiés, parfois reconstruits.

                De plus, comme en Australie, il a pu s'agir d'appareils déjà utilisés en France. La courte durée de vie en service des appareils appartenant aux frères Farman nous incite à penser que leur radiation du registre ne signifie pas leur réforme.

 

                Pendant les années 20, le barnstorming était en outre très actif, et peu règlementé. Il créait une demande spécifique et utilisait dans des rôles divers bien des appareils -  des surplus de guerre aux prototypes maison en passant par les célébrités comme les Curtiss Jenny.


                On trouve ainsi plusieurs F.65, non identifiables, dans les petites annonces. Les Farman Sport reviennent évidemment souvent sur le terrain de Pine Valley, que ce soit chez Ludington Exhibition ou chez Ireland. On peut citer par exemple :

  

  • En mars 1926, chez Ludington Exhibition :

                                - un Farman Sport Anzani 70/80 cv, biplace pour 2000 $, prix à négocier ;

                                - un Farman Sport Anzani 50/60 cv, réentoilé, moteur reconstruit, nouveaux pistons, engrenages, soupapes, etc., cylindres réalésés. Finition bleu et argent pour 1200 $

  

  • En novembre 1927, le "Gates Flying Circus" - sans doute la plus grande entreprise de ce type - propose un " Farman Sport biplace (flambant neuf), sans moteur, ailes désentoilées". (sic)

F65 Russell

F65 Maneyrol?

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