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F60
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F.60 n° ?, n/c 7108, AIR 2-1179

F-AIUZ

1928   

            Le F.60 équipé de moteurs Salmson CM-9 est une commande de M. Moreau. Il sort de production au début de 1928, pour recevoir un équipement spécial destIné à la publicité lumineuse. Le Goliath est géré par la société Aérolux, dont Moreau est actionnaire. Le nom de la société figure sur le nez de l'appareil.

            Ce F.60 fait ses premiers essais au Bourget le 28 juillet, piloté par Louis Ehrardt. Il est équipé d'un appareillage électrique alimentant sous le plan inférieur de lampes spéciales, constituées de tubes à sels de radium et gaz rares, ressemblant à des néons.


            Les essais se poursuivront autour de l'été et un soir couvert d'octobre, seront à l'origine de procés verbaux, Ehrardt volant au-dessus de Paris sous la couche nuageuse à 700 m d'altitude alors que le plencher autorisé est à 100m, ce qui vaudra à Ehrardt et Moreau de passer en correctionnelle en mars 1929. Ce même mois d'octobre verra le baptême de l'appareil.


            Le 6 décembre, le F.60 Aérolux est enregistré au nom de François Moreau avec l'immatriculation F-AIUZ et le CdI 1990. Il est basé à Buc. L'appareil, donné dans le registre pour emporter 5 passagers, peut néanmoins être équipé pour 12 passagers lors des promenades aériennes


1929

            En mars, Laurent-Eynac autorise les promenades aériennes nocturnes au-dessus de Paris. Le service est inauguré le 29 mars avec quelques personnalités et un journaliste du "Journal" qui survolent Paris à 1400 m d'altitude, l'avion étant piloté par Ehrardt accompagné du mécanicien Bois.

Baptême du Farman F.60 F-AIUZ en octobre 1929 [L'Aérophile via gallica.bnf.fr]


            En avril, c'est un journaliste du Chicago Tribune, Egbert Swanson, qui bénéficie d'une invitation pour un vol nocturne particulier sur Paris. C'est un autobus Aerolux qui l'amène au Bourget. Son installation dans l'appareil soulève quelques difficultés car ce journaliste, peu habitué aux vols, souhaite rester au centre de la cabine, plutôt qu'à l'avant comme le lui suggèrent Moreau et Ehrardt, apparemment soucieux d'éviter un centrage trop arrière de l'appareil.

            Un service de bord est prévu, le barman, M. Loriot, avisant du passage au-dessus de l'altitude règlementaire de 1000 mètres, avant de servir un cocktail. Le vol dure environ une demie heure.


            Un nouveau vol de prestige est réalisé le 15 mai, avec 12 passagers, parmi lesquels Maryse Bastié.


            En septembre, l'apapreil ne totalise cependant que 65 heures de vol.


1930

                Le 29 mars 1930, le F-AIUZ venat de Buc fait escale sur le terrain de Dijon - Longvic, piloté par Bossoutrot.


                En juillet, il est muté à Air Publicité.


1932 - 1934


            En septembre 1932, lors de sa visite à Buc, le F-AIUZ monttre 220 heures de vol, mais le 26 juin 1933, il n'en est qu'à 222 heures.

            Il n'apparait plus au registre 1934.              

Le Farman F-AIUZ (date et lieu inconnus) [Coll particulière]

F.63 bis    F-AIQV

F.63 ter    F-AIZU

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