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F60
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F.60 n°8, n/c 68..

F-GEAC

1920


                Le F.60 n°8, de numéro constructeur inconnu, reçoit l'immatriculation F-GEAC avec le CdI 34 le 4 février 1920, le même jour donc que le n°5 F-GEAB. Il est alors enregistré à la Compagnie des Grands Express Aériens, et basé au Bourget, pour servir sur la ligne Paris - Londres.

Devant le F-GEAC des Grands Express aériens, Cecile Sorel pose lors de son débarquement au Bourget le 3 juin 1922. A sa droite, le pilote Gaston.

[www.gallica.bnf.fr]

1921


                Comme les n°3 et 5, le n°8 reçoit la livrée des Grands Express Aériens au fuselage bleu horizon avant l'introduction des modifications imposées par la règlementation à l'été 1920.


                En janvier, avec Labouchère aux commandes, il est le seul Goliath effectuant la liaison Paris-Londres. Cette année-là, il se signale deux fois par ses performances, réalisant le parcours Croydon - Le Bourget en 1h 50mn dans la première semaine de juin ; en 1h 47mn la semaine suivante.

Le Goliath F-GEAC à son début de carrière, au printemps 1920.  (© Michel Barrière)

1922


                Au premier semestre, le F-GEAC vole régulièrement sur Paris-Londres.


                Les 28 et 29 mai, la Comédie Française joue à Londres plusieurs pièces dont L'Avare, le Misanthrope et Un ami de jeunesse (d'Edmond See). Ces deux dernières sont jouées devant le roi, la reine et la princesse Mary. Cécile Sorel y remporte un franc succès.

                C'est sur le F-GEAC piloté par Gaston qu'elle revient à Paris le 3 juin. Attendue au Bourget par des admirateurs et la presse parisienne, Cécile Sorel commente avec enthousiasme son premier voyage aérien :


"Admirable! je ne connais pas d'impression plus captivante... Nous avons eu un pilote remarquable. Il a su nous éviter la "danse" qui est, paraît-il, fréquente au-dessus du détroit et, malgré une légère brume, nous n'avons mis que deux heures et demie pour parcourir la distance de Londres à Paris. Je suis enchantée de mon voyage." [Comoedia]

Le F-GEAC au Bourget le 3 juin 1922. Les photographies prises à cette occasion montrent la présence d'une trappe d'évacuation en plafond cabine et le pare-brise renforcé.

(© Michel Barrière)

1923 - 1928


                Le F-GEAC est transféré à Air Union à la création de la nouvelle compagnie. Toujours basé au Bourget, il est baptisé “Artois”.


                Ce n'est qu'en février 1924 que son transfert de propriété à Air Union, et celui des Goliath survivants des Grands Express Aériens (HMFU, GEAB, GEAC, FHMU, FHMY, GEAI, GEAO, ADDS, ADDT), sont officiellement enregistré.


1929 -1932


                Le 29 juillet 1929, à 5h00 du matin, le F-GEAC décolle de Londres avec une tonne de fret constitué de journaux anglais. Le pilote, peu habitué au PSV, est accompagné de Louis Le Solliec, mécanicien/radio. Le temps est bouché, seule la radio leur permet d'être localisé et le plafond du Goliath ne lui permet pas de passer au-dessus de la couche.

                La Manche traversée, le pilote tente de passer sous la couche, et se pose à 6h30 sans visibilité près de Saint-Wandrille. L'avion finit en pylone dans un champ de blé, près d'une ferme.

                Tandis que le pilote rentre au Bourget avec le fret, Le Solliec coupe les longerons au ras du poste de pilotage, supprime la cabine avant et bouche le fuselage avec une feuille de contreplaqué. Un pilote venu du Bourget ramène l'avion en l'état : il sera réparé. (Icare 104) 


                Sa carrière se déroule ensuite discrètement jusqu'à sa réforme qui intervient le 7 décembre 1932.

Carte postale montrant le F-GEAC sous les couleurs d'Air Union.

F.60 n°7  Colombie

F.60 n°9    F-UHMF

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