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F190
F190

F.280 n° 01, n/c ?

F-ALKR

Le F.280 dans sa livrée Farman bleu et argent en septembre 1931. [Coll Michel Barrière]


¤ 1931


            Le F.280 est la réponse de Farman à un programme qui fit apparaitre également le Mureaux 140, le SPCA 40 et le Nieuport-Delage 740. Ces appareils devaient pouvoir voler sur deux moteurs, sans descendre, à une altitude égale ou supérieure à 1 000 m, tout en portant 300 kg de courrier et en maintenant une vitesse de 145 km/h.

            Le Farman 280 est un triplace trimoteur, à trois moteurs Salmson 7 Ac de 95 ch, dérivé du F.190, et en même temps une sorte de réduction du F.300. Ses moteurs latéraux sont placés sur l'extrados de l'aile. Le numéro constructeur est inconnu. Comme souvent chez Farman, il est possible qu'il s'agisse de la conversion d'un F.190 standard retiré du service.

            Immatriculé F-ALKR, le F.280 vole pour la première fois en février 1931 [Jean Liron], montrant quelque réticence à atteindre rapidement les 300 m d'altitude imposés.

Le F.281 sous sa livrée Farman tel qu'il fut présenté le 30 avril 1933 à la Journée de l'Aviation Marchande. [Coll Michel Barrière]

¤ 1932


            En mai, Farman achève la remotorisation de l'appareil avec des Renault Renault 4 Pb, d'une puissance de 95 cv égale à celle des Salmson, mais plus modernes et tournant plus vite. L'avion est alors dénommé F 281.

            En août, le trimoteur entre au service Technique de l'Aéronautique à Villacoublay.

            En septembre, Burtin mène au S.T.I.Aé. les essais du trimoteur. En octobre, l'appareil y termine ses essais, ayant démontré une vitesse de 182 km/h à 2000 m d'altitude et une autonomie de 800 km avec une charge utile de 400 kg et 550 litres d'essence. Il décolle en 250 m et se pose en 185 m avec les freins. A pleine charge, avec un moteur stoppé, il passe de 1350 m à 1750 m d'altitude. Il est homologué en première série pour un vol d'une heure à 1000 mètres avec un moteur arrêté.

            Les deux fils de Maurice Farman amènent eux-mêmes l'appareil de Toussus au Bourget où l'appareil est réceptionné par Burtin et livré à la SGTA le 26 octobre pour être mis en service à titre d'essai.


¤ 1933 - 1934


             Dans les mois qui suivent, il effectue des vols d'essais au Bourget aux msins de pilotes de la SGTA, par exemple le 5 janvier 1933, piloté par Génin.

            Le 30 avril 1933, le F. 281 est présenté lors de la journée de l'Aviation Marchande au Bourget. L'avion est testé, a compter du 1er juin 1933, sur la ligne postale de nuit Paris-Berlin avec correspondance à Cologne vers la Scandinavie. Le service est quotidien, sauf la nuit de samedi à dimanche. Partant du Bourget à 21 h 40 mn, l'appareil se pose à Berlin à 4 h 55 mn.

            Pris en compte par Air France, le F 281 est utilisé pour différents essais sur le réseau continental. D'une vitesse insuffisante, l'avion était, au 31 avril 1935, en instance de réforme, n'ayant effectué que 24 heures de vol depuis son premier décollage, soit quatre heures de plus depuis janvier 1933, ce qui révèle une utilisation réduite. Il est équipé d'une double commande en tandem pour servir à l'instruction PSV des pilotes d'Air France.

            En 1933, apparaît, à la suite d'une commande exprimée en juillet par la Société Centrale pour l'Exploitation des Lignes Aériennes (SCELA), un nouveau trimoteur équipé de Renault "Bengali" de 140 ch inversés. En novembre 1933, l'appareil, dénommé F.282, est conduit par Burtin à la section des essais en vol de Villacoublay, Les qualités de vol correctes ne pouvant compenser l'économie de puissance (exigée par le programme) pour cette catégorie d'avions firent que le programme en cause et les avions correspondants ne purent qu'être abandonnés.


            Au 31 décembre 1934, Air France a toujours en compte le F.282 (stocké?).


            Sort ultérieur inconnu.

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